En des temps pas très reculés, dans un pays pas très lointain, six damoiseaux et une damoiselle vivaient une vie de débauche comme il sied à leur rang. Il y avait là Sieur Vincent du Naigeon et son acolyte Sieur Tarik St Osswald, ainsi que Sire Mika VonSabalski, le Haut Magistrat Pierre Duc de Micheline, le Baron Emilien DiGaignette et le pieux Saint Jean-Baptiste de l’ordre du Diogon. Enfin venait Dame Aude Comtesse de Proisy, dont l’amitié avec ces six personnes de le gente masculine n’était guère bien vue, car enfin cela ne sied pas à une damoiselle.
Pourtant envers et contre les critiques de l’époque, ces sept là passaient beaucoup de temps ensemble, discutant de littérature, de sciences et autres sujets hautement intellectuels qu’ils avaient le privilège d’avoir étudié. Ils avaient de plus tous beaucoup voyagé, un certain nombre d'entre eux étant même allés jusqu'au Nouveau Monde découvrir les tribus locales au régime alimentaire plus qu'étonnant (ils se nourissent en effet exclusivement de ce qu'ils appellent Anbeurreguerre). Tous étaient d’ailleurs actuellement en visite diplomatique dans un pays voisin de la France.
Tout ceci est important car c’est grâce à leur grande culture qu’un tout nouveau mouvement devait naître. En effet, ces damoiseaux et cette damoiselle trouvait grandement dommage l’affliction qui depuis peu de temps semblait gagner le peuple français. Ils n’avaient de cesse que de trouver une solution qui redonnerait le sourire à toute une génération de nobles gens. C’est de leurs concertations que naquit un mouvement qui devait s’étendre à tout un pays.
Nos amis se proclamèrent Guincheurs, et lancèrent la fédération de la guinche qui est aujourd’hui dirigée par leurs descendants. Le mouvement n’a pas faibli et prend chaque jour plus d’ampleur.
Pour rendre le sourire à leurs compatriotes, ces jeunes nobles formèrent de nombreux guincheurs qui rejoignirent les membres de la fédération de la guinche en tant que membres guincheurs. Répandant eux aussi le mouvement, la guinche devint vite universelle dans la noblesse de l’époque. Les plus grands hommes rejoignirent le mouvement, reconnaissant la suprématie de la Grande Guinche, gouvernée par le Suprême Guincheur (le Suprême Guincheur étant alors la personne qui guinchait le plus).
Mais il n’est point besoin de plus de mots et il ne me reste plus qu’à conclure : il faut bien le dire, faire un truc pareil, ça envoie de la guinche !
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